Mon coup de coeur à l'italienne, Le Caffe Artcurial



LAMBASSADE ITALIENNE DE LART CULINAIRE A PARIS
Entre l’Arc de Triomphe et l’obélisque de la Place de la Concorde, un havre de paix, de gourmandise et de convivialité est à découvrir derrière les grilles du majestueux hôtel particulier Dassault.
Les saveurs de la gastronomie italienne y sont au rendez-vous. Bienvenue au Caffè Artcurial chez Enrico Einaudi.


UNE ADRESSE PRESTIGIEUSE
La célèbre maison de ventes aux enchères Artcurial est installée depuis 2002 dans les murs de l’hôtel Marcel Dassault situé au numéro 7 du Rond-Point des Champs-Elysées. Dans ce verdoyant 8è arrondissement de Paris, à l’angle de la luxueuse avenue Montaigne connue pour ses boutiques de luxe et ses maisons de grands couturiers, le flux d’œuvres d’art et l’affluence d’ex- perts, de commissaires-priseurs, de collectionneurs, de passionnés et de curieux transitent par ce beau bâtiment. Etrangement, il a connu plusieurs phases de transformation depuis sa construction initiale en 1844.
L’industriel Marcel Dassault avait acquis en juillet 1952 les 3000m2 de cette partie du Triangle d’Or où étaient édifiés au 7 et au 9 du Rond-Point, l’Hôtel d’Espeyran datant de 1888 et l’Hôtel Le Hon construit vers 1840, mais disparu aujourd’hui.
L’hôtel particulier actuel néo-classique a été réaménagé par l’architecte Jean-Michel Wilmotte pour accueillir des espaces conçus pour des événe- ments privés et exclusifs à Artcurial ou encore une librairie d’art. Juste en face de celle-ci, un espace de 100m2 dédiés à un café et restaurant a trouvé sa place dans l’esprit d’un jardin d’hiver situé sous une haute verrière.


UN ENDROIT DISCRET ET ELEGANT
Dévoilé en janvier 2013, le Caffè Artcurial est une concession confiée à Enrico Einaudi. Cet italien au parcours atypique est depuis le maître de ce lieu à l’at- mosphère contemporaine et cosy, à la fois hors du temps et du tumulte de la plus belle avenue du monde, les Champs Elysées, et délicieusement gourmand.
L’architecte Charles Zana a eu en charge la réalisation de la longue verrière de ce lieu aux murs de pierre calcaire et de briques. Les grandes baies donnent sur les arbres du jardin Dassault. Les luminaires d’Azucena, dessinés en 1967 par Luigi Caccia Dominionni, délivrent une lumière feutrée dans ce lieu doté de banquettes de cuir gris, de tables de marbre de Carrare et de coussins colorés qui offrent une touche très cosy. Une grande table d’hôtes, également en marbre blanc de Carrare, donne à l’établissement une ambiance plus décontractée, très appréciée dans cet établissement à la fois élégant et raffiné, reflet de l’art de vivre à l’italienne et de l’esprit unique au monde des brasseries parisiennes.
Des œuvres d’art destinées aux enchères ornent de façon éphémère les murs du premier petit salon au climat intime. Les grands tableaux accrochés dans la grande salle rappellent la destination culinaire du lieu, le pays de la Dolce Vita.
Etrangement, l’Hôtel Le Hon, qui se situait jadis au 9 et qui avait été construit en 1840 par le duc de Morny pour sa maîtresse la Comtesse Le Hon, fut loué entre 1866 et 1874 au Chevalier Nigra, Ambassadeur d’Italie en France. Si les pierres ont une mémoire, elles retrouvent aujourd’hui les senteurs allé- chantes qui émanaient des cuisines d’antan...




UN MAÎTRE DES LIEUX AU PARCOURS ATYPIQUE
Originaire du Piémont, Enrico Einaudi n’imaginait pas faire carrière dans la restauration. Analyste financier et contrôleur de gestion dans de grands groupes parmi lesquels L’Oréal et Schlumberger, il a navigué entre le monde féminin de la beauté, de la mode et celui du pétrole, entre Angleterre, Italie, France, Pologne...
C’est au cours de son MBA à l’INSEAD de Fontainebleau que cet homme de challenges a relevé un pari fait avec un ami d’ouvrir une pizzeria à emporter dans la ville où il étudiait. Il lance une première affaire, puis une deuxième et une troisième... Perfectionniste, il n’hésite pas à prendre des cours de cuisine chez Alain Ducasse ou encore au Ritz. Il compte à son actif cinq adresses à Fontainebleau et deux à Paris.
« Les femmes de ma famille ont toujours merveilleusement bien cuisiné. Elles m’ont donné la passion de la nourriture, des bons produits du Piémont. J’aime aller à la rencontre des producteurs et des artisans de toute l’Italie. Je sélectionne des produits de grande qualité ».
Au fil des années, renonçant à son métier de financier, Enrico est devenu res- taurateur. Autre corde à son arc, il a même créé depuis 3 ans une activité d’im- portateur de vins italiens et d’huiles d’olive à travers sa société Grappolo.
Lorsqu’il a décidé de prendre la concession de cet établissement au sein des murs d’Artcurial, il n’a pas lésiné sur un investissement colossal : la construc- tion d’une immense verrière. Il a tout de suite cru en la magie de ce lieu qui compte 60 places assises. 


DES PRODUITS ITALIENS CHOISIS AVEC AMOUR
Enrico Einaudi se fournit chez des producteurs d’excellence, de préférence labellisés bio ou de culture raisonnée. Il a instauré des relations privilégiées avec des artisans passionnés et particulièrement de sa région natale, l’Italie du Nord. Il a sélectionné des parmesans qui ont jusqu’à 10 ans d’âge, des fro- mages de différents degrés d’affinage...Ces détails sur l’achat des produits font du Caffé Artcurial un véritable lieu de gastronomie.
A travers sa société Grappolo, il déniche régulièrement des cuvées des appel- lations italiennes les plus réputées et de toutes les régions, mais aussi des tré- sors plus confidentiels. Il mise sur des vins de caractère, des mono-cépages à des prix raisonnables et des grands crus d’exception pour satisfaire toutes les envies d’une clientèle exigeante. Sa carte des vins est ambitieuse et saura ravir les amateurs de bons crus. Elle est déclinée par couleur et par région.
On ne résiste pas aux petits trésors de Marisa Cuomo, une femme passion- née et douée qui cultive des vignes en terrasse sur les falaises de la côte Furore. Ses vins aux saveurs uniques proviennent de la côte amalfitaine et sont élevés dans des chais creusés dans la roche.
Parmi les vins de Toscane, on retiendra les flacons produits par le domaine La Spinetta des frères Rivetti. Ils travaillent des cépages indigènes dont les fameux Barbera, Nebbiolo, Dolcetto et Moscato, typiques de la région du Piémont. Leur Barbaresco Bordini, un rouge typique conçu entièrement est issu du Nebbiolo, leur Barolo Garretti, à la note florale et aux notes épicées et de fruits rouges et enfin le roi des vins selon Enrico, le Barolo Campe, 100% Nebbiolo également, avec ses notes de prune, de framboise et de figue. De la région de la Ligune, le domaine Ka Manciné séduira avec sa cuvée Tabaka vino Bianco, ou du Piémont le chardonnay Educato Langhe d’Elio Grasso. L’équipe suggère volontiers des accords parfaits avec les mets. 



Aucun commentaire